Mardi, vers 17 heures, je descend du RER a à Charles De
Gaulle, prend la ligne 2 direction Nation. À la station suivante, Ternes, le
train reste trop longtemps à quai, le conducteur annonce qu’il y a un problème :
une personne est descendue sur la voie, vers Belleville, et refuse de remonter,
le courant est coupé par sécurité. J’attend, je pense que cela va repartir
vite, cinq minutes plus tard, le conducteur me détrompe, cela va durer… Des
gens descendent, j’en profite pour m’asseoir, je sors Marianne de ma poche et
commence à lire. L’attente s’éternise, je regarde ma montre, un quart d’heure
déjà, le conducteur annonce que pour protester des passagers sont descendus sur
la voie ( ?). À Ternes, les gens sont plus disciplinés, une ambiance
conviviale se créée entre ceux qui sont restés, c’est un instant magique ;
bien sur il y a quelqu’un pour maugréer contre la RATP mais dans l’ensemble l’ambiance
est bon enfant, c’est la première fois en seize ans de métro que je rencontre
autant de convivialité…
Je suis arrivé très en retard, mais je tiens quand même à
remercier l’énergumène descendu sur la voie et qui ne voulait pas remonter :
« Monsieur, si vous lisez ceci, MERCI ! »
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