Hier soir, dans ma cité, je rentre assez tard mais il
fait encore jour. Sur la grande place, les jeunes qui sont en faction s’agitent
et parlent de se replier, certains se dirigent déjà vers le porche central. La
raison de cette agitation: un voiture blanche, immatriculée 75, stoppée. Je
passe entre les jeunes et la voiture et je comprends, à l’intérieur, ce sont des
policiers en uniformes, ils patrouillent.
Deux mondes s’observent et moi je suis au milieu… C’est
marrant le mouvement de recul instinctif qu’il y a eu, pourtant d’une part les
jeunes n’ont rien à se reprocher, d’autre part, d’après leurs conversations,
ils aspirent tous à avoir un emploi stable, du style policier ou pompier.
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