Dimanche,
jour de chine à St Ouen, la partie la plus pauvre des puces, d'ailleurs peu de gens y arrivent et la connaisse, car ils viennent du terminus de la ligne 4 à Clignancourt.
Sous le viaduc du périph, les places sont chères car c'est un abri en cas de pluie: un couple de 70 ans, qui vend leurs objets, ils dénotent par rapport aux autres vendeurs, on sent qu'ils en sont réduit (pour quelle raison ?) à venir ici vendre ce qu'ils avaient accumulé en des périodes plus fastes. Quasiment toutes les semaine on trouve des vendeurs de ce nouveau genre, d'habitude ce sont des personnes plus ou moins à la marge, vendant des objets plus ou moins louches.
Depuis quelques années, on trouve également des gens qui font le tour des poubelles des beaux quartiers (voir article un peu plus bas) et revendent leur butin.
Une fois, j'ai assisté à une scène assez poignante, un monsieur, 45 ans, vend des habits d'enfants. Une dame s'approche, s'intéresse à une paire de basket de marque, demande le prix, fait une proposition moindre. Le monsieur sursaute et dit non, indigné. Il marmonne qu'il les avait payé déjà bien plus cher, qu'elles étaient celles de son fils et qu'il ne pouvait s'en défaire en les bradant trop. |